Emily-Jane travel book

Quand on me pose la question pourquoi je voyage seule, je parle souvent de ma volonté d’indépendance et de la beauté du monde et des cultures ; mais j’oublie une chose essentielle un voyage ne s’apprécie jamais mieux seul. A peine a ton prononcé le mot seu

05 juin 2009

La Chine

Le vieux dragon qui sommeille

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(temple sur l'Emei Shan Chine 2006)

La Chine fut l'une de mes étapes favorites, c'est un pays vraiment immense et plein de surprise. Même si le vieux dragon a été touché par la modernité de plein de fouet, on a l'impression que sa culture ancestrale vous guette à chaque coin de rue.

Il suffit d'aller se promener dans un parc, pour rencontrer des joueurs de go sirotant avec calme leur tasse de thé, au beau milieu de l'après-midi. Où tout simplement  venir écouter sur les trottoirs de Beijing, un vieux joueur de Erhu (instrument à deux cordes inventé il y a plus de milles ans provenant de l'Asie central) aveugle, au côté duquel un jeune enfant mendie.

L'été 2006 en Chine lors de ma visite fut particulièrement chaud. Il faisait un total de 40° à Pékin et la cité interdit semblait brûlante tapis dans son manteau rouge carmin.

Je projetais de joindre la région du Sichuan en prenant le train en partance de Pékin pour Chengdu. Et de là j’avais la possibilité d’atteindre le Tibet. Mais voilà nous étions en plein mois de juillet et je n’avais pas réservé de place à l’avance.

La particularité des trains chinois et qu'il existe un total de quatre classes et cela dépend encore des trajets. Si vous prenez le temps de regarder sur la carte la distance entre Pékin et Chengdu, vous verrez qu'il y a plusieurs milliers de kilomètre à parcourir (plus de 2500 kilomètres environ) ; disons que les trains mettent en moyenne de 25 à 35 heures, pour arriver de Pékin à Chengdu.

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Concernant les différentes classes il y a les deux classes assises : soit en assis dure soit en assis mou. Ensuite pour la gamme au-dessus vous avez les couchettes de deuxième catégories et le must les couchettes de la première classe. Comme je le disais précédemment je venais juste d'arrivée à Pékin et je n'avais fait aucune réservation, persuader de trouver une bonne place -et oui c'est çà aussi les voyages, faire face à l'inattendu- je me suis donc rendu à la gare de ̎Beijing huoche̎. Ma surprise a été énorme, quand j'ai compris que le seul ticket qu'on avait à me vendre restait une place en assis dure. Imaginer pour une jeune Française comment sonne le mot assis dure alors que le trajet est de 29H00 !!!

J'étais tellement fâché que j'ai failli perdre patiente et retourner en France. Mais j'ai tenu bon, j'ai pris mon courage à deux mains et acheté le billet.

Une surprise de taille m’attendait à mon arrivée le lendemain à la gare -avec heureusement deux heures d'avance- on m'a annoncé que mon train se trouve dans une autre gare celle de l’ouest ̎Beijing xi zhan̎; lors de l’achat personne en m’avait prévenu et je ne pouvais lire ce qui était écrit en chinois sur le ticket.

J'ai attrapé le premier taxi et bien sûr il y avait un embouteillage monstre. Nous sommes à Beijing et vu le nombre d'habitants de cette ville gigantesque, un bon embouteillage fait sans doute parti du lot quotidien !!!

Je l'avoue, j’ai eu la chance de tomber sur un excellent chauffeur et il a fait son maximum pour que j'arrive à temps. Et comme il me l'a promis nous sommes arrivés à bon port avec 30 minutes d'avances.

Mon dieu quel soulagement d'être arrivé à l'heure, mais quel monde il y avait ! Et quand il a fallu monter à bord du train, j'ai fin réalisé que l'ensemble des gens qui avaient patienté avec moi près des quais, allaient s'embarquer à bord du même convoi. Mais comment allait-on faire pour rentrer tous dans le même train ?

Et bien j'ai découvert quelque chose d'inimaginable, dans les dernières classes en Chine il y a des personnes sans ticket qui s'assoient tout simplement à même le sol. Des mères avec des tous petits, des jeunes, des plus âgées et bien sûr le soir ils dormiront toujours à même le sol. Ils payeront leur ticket tout simplement à l'arriver. Mais voilà j'avais 29H00 de train j'étais la seule européenne à bord et de suite je me suis inquiété pour ma sécurité.

En arrivant à ma place, le wagon était déjà bondé et il y avait trois voisins qui m'attendaient, deux hommes et une jeune fille. Ils étaient assez étonnés de me voir voyager avec eux et très gentiment la jeune fille m'a aidé avec mes bagages. J'ai eu beaucoup de chance, elle parlait particulièrement bien l'anglais et m'a présenté aux deux autres passagers. Rapidement elle m'a expliqué comment le trajet allait se dérouler ; où chercher de l'eau bouillante pour le thé ou la soupe. Et puis nous avons parlé de la Chine de gastronomie, de prix et aussi des pièges à éviter.

J'ai passé un moment fabuleux et c'est la première fois dans ce voyage, que j'ai vraiment découvert la Chine profonde. Le vieil empire est comme une grande famille, une fois qu'il vous a adopté vous voilà enfin près à le découvrir. La nuit ce sont mes trois nouveaux compagnons qui m'ont veillé et qui ont gardé un oeil sur mes affaires. Durant la journée j'ai découvert les délices du tofu fumé. Jamais je ne pourrais remanger du tofu sans penser au tofu fumé. Ce met est très simple, mais vraiment délicieux.

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(Fabrication artisanal de Tofu Emei Shan, Chine 2006)

Il existe de nombreuse variété de tofu  (豆腐 prononcé Dofou) il peut être séché, fumé, poilu, soyeux... Le tofu soyeux à un aspect de yaourt, c'est celui qu'on trouve dans nos supermarchés européens. Tandis que le tofu fumer est ferme et il peut être vendu en gros bloc -il ressemble à du fromage- ou bien en tranche très fine et peut faire penser à dut jambon. Il peut bien sûr être parfumé ou épicé et l'avantage c'est qu'il n'y a pas besoin de le stocker au frigo ; et cela reste un encas idéal et équilibrer durant les voyages.

Enfin après avoir eu d'agréables conversations, avoir échangé sur nos pays respectifs et observé tout le long du chemin des paysages magnifiques, il me reste à aborder un sujet quelque peu déplaisant.

Comme je l'ai dit précédemment je souhaitais me rendre au Tibet, ce que j'ai expliqué à mes voisins. Mais je ne savais pas que l'un deux était un militaire. Pas de panique il est resté très correcte, mais il m'a expliqué que le Tibet c'est la Chine point à la ligne. Ensuite mes autres compagnons m'ont montré deux jeunes garçons - Ses deux jeunes m'ont fixé pendant presque tout le voyage sauf la nuit quand il fallait dormir, être la seule européenne dans le train peut donner l'impression d'être un véritable ovni- qui se trouvait près de nous. Ils avaient la peau plus foncée que celle de mes voisins, qui m'ont expliqué que c'étaient des Tibétains, tandis qu'eux étaient des Han et c'est pourquoi ils avaient la peau bien clair.

J'avoue j'ai été très choqué quand ils ont commencé à parler de race, mais je n'ai aucune envie de m'attarder sur se sujet peu agréable.

Comme je l'ai dit précédemment les choses ce sont très bien passé et on était tous un peu triste de devoir se quitter à la fin du voyage. Enfin il faut l'avouer, ça fait quand même du bien avec tout ce monde à bord de respirer un peu d'air frais. L'un de mes compagnons de train m'a conduit en taxi jusqu'à mon hôtel à Chengdu et à eut l'amabilité de payer ma course alors que je n'avais rien demandé ; c'était sa manière à lui et aux autres de me souhaiter un bon voyage.

Emilie-Jane 5/06/09 -textes et photos protégées par les lois sur la propriété intellectuelle-

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16 mai 2009

Vientiane

Vientiane ວຽງຈັນ 

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Vat Sisaket (Vientiane)

Vientiane est la capitale du Laos et se trouve au bord du Mékong. Il vrai quand on entend parler du Laos, le plus souvent on pense à la ville emblématique de Luang Prabang ancien capitale royale du Lan Xang. Elle est depuis les années 1990 inscrite à l'inventaire des sites du patrimoine mondial de l'UNESCO notamment à cause de ses magnifiques temples. Pour ma part si vous souhaitez vraiment connaître la vraie vie urbaine du Laos je vous conseille fortement Vientiane ; c'est une ville vraiment unique en son genre.

J'ai quitté la ville de Paxse au sud du Laos après avoir passé une semaine entre les plateaux des Bolavens -où pousse le café Laotien- et les ruines de Champassak. Avec ce premier aperçu du pays j'ai commencé à prendre goût à un certain nombre d'habitude laotienne. Dans un premier temps j'ai rapidement troqué mon pantalon pour des sarongs, mes chaussures pour des tongs et mon chapeau pour un parapluie. Pour ce qui est de l'alimentation moi qui n'ai jamais supporté les piments, j'ai commencé vraiment à apprécier la valeur gustative de ce condiment ; et enfin le café laotien qui est bien plus doux que la majeure partie des cafés m'a rapidement convaincu, alors que j'étais et je suis toujours une grande buveuse de thé.

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           Café laotien plateau des Bolavens                            

Mais bon atteindre la capitale ne fut pas de tout repos. Je suis toujours tombé sur les bus les plus pénibles au Laos. Celui-ci en partant de Pakxe a mis un totale de 19HOO pour arriver à bon port ! Il faut bien rendre le bus rentable; -ce que je ne critique aucunement- on c'est donc arrêté toute la journée en chemin pour prendre des voyageurs. Et oui n'est pas Laotien qui veut, porté un sarong et des tongs ne vous donnera jamais cette extraordinaire patience et sérénité dont font preuve les Laotiens en toutes situations -il pratique depuis tout bébé-.

Mais bon ma critique ne s'arrête pas là, il faut aussi prendre en compte que les sièges étaient des plus inconfortables et que mon voisin était un Canadien plutôt sympathique de presque deux mètres, et à chaque fois qu'il s'endormait, il me tombait à moitier dessus -et oui j'étais coincé entre-lui et la fenêtre;je l'avoue être de petites tailles au Laos est vraiment pratique- vu que le bus circulait sur des routes cahoteuses et que nous étions secoués comme des sacs à patates. Enfin ce qui m'a vraiment rendu le voyage encore plus pénible reste les sacs de riz sous nos pieds. Comme je l'ai dit précédemment il fallait rendre le bus rentable, donc en plus des voyageurs ils ont entassé des sacs de riz dans le bus sous les sièges. Le Laos est un pays rurale ce qui fait bien sûr son charme et tout le monde heureusement n'utilise pas de pesticides -trop chère-, mais voilà avoir une nué de petites bestioles noire sortant des sacs de rizs qui vous grimpe dessus pendant tout le trajet est un calvaire.

Arriver à Vientiane j’étais soulagé de quitter ce bus infernal et fier d’avoir survécu, maintenant plus aucun bus ne me fait plus peur –enfin pour le moment- !

Vientiane au-delà d'être la capitale du Laos reste une ville qui vous marque très rapidement. Pourquoi parce qu'elle n'a rien d'une capitale. C'est plutôt petit et surtout il n'y qu'une seule rue -depuis que j'y étais en 2005- qui est goudronnée dans toute la ville. Et oui toutes les autres rues sont en terre et pour moi c'était une première, je n'aurai jamais imaginé cela pour une capitale. Mais ce petit côté pittoresque ma plu tout de suite, même si quand il pleut certaines rues peuvent devenir rapidement de vraie pataugeoires. Le plus plaisant reste que cette ville vient se loger dans un bras du Mékong avec grâce, et c'est une image vraiment magique.

Vue du ciel de Vientiane

Pour ma part j'ai beaucoup apprécié le fait de flâner dans cette ville. Louer un vélo et faite le tour de Vientiane, il y a une agréable promenade le long des berges du Mékong avec un chemin de terre qui longent des villas. C'est juste de l'autre côté de Thanon Fa Ngum. Pour les amateurs de lecture et qui cherche des livres en français aller voir du côté du stupa noir ou That Dam -selon la légende il abriterait un dragon noir endormit à sept têtes, apparu lors de la guerre de 1828 pour protéger les habitants- on y trouve une sympathique librairie où vous pouvez bien sûr revendre vos propres livres.

Adeptes comme moi de marché et de souk rendez-vous à Talat Sao. On trouve de tout en passant par les magnifiques soies naturelles tissées mains, aux petites échoppes de nouilles ; sans oublier les délicieux nems laotiens a emporté. Ces nems sont très différents des nems où pâté impériaux que nous connaissons si bien en Europe. Il s'agit en fait de boules riz croustillantes qu'on va casser pour mélanger avec des morceaux de saucisses laotiens, de la ciboule finement hachée et des piments. Je suis une grande fane des marchés en Asie et pour moi c'est une obligation de visiter le marché d'une ville. Qu'on soit à la campagne ou en grande ville c'est l'occasion de faire de véritables découvertes culinaires ou artisanales - Le saviez-vous on trouve de la vache QUIRIT et de la baguette dans les marchés laotiens !-mais surtout d'aller à la rencontre des gens. De plus sur les marchés on trouve toujours de quoi manger à des prix très abordables et vous vous trouverez en bonne compagnie. Pour ma part j'évite le plus souvent les restaurants à touriste. Pourquoi ? Non seulement on vous prépare des plats adaptés aux palais occidentaux, vous payez souvent chère et les seules fois où j'ai été malade c'était dans ce genre de restaurant. Donc je le répète et je le pense vive les petites échoppes de marchés et le street food !

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Marché laotien Paksé 2005

Un dernier conseil quand vous allez sur les marchés, il faut marchander ! Et je suis très sérieuse nous ne sommes pas à Paris où New York, si vous vous refusez de faire cet effort il y a toujours des centres commerciaux et des boutiques attrapes touristes qui restent à votre disposition.

Pour ce qui est des monuments incontournables de Vientiane, je dirais que tout est à voir et visiter mais bon j'ai bien sûr mon petit préféré. Le Vat (Temple) Si Saket est unique en son genre, notamment pour la beauté de son architecture et sa collection de Bouddhas anciens. Erigé en 1818 par Chao Anou, il s'agit sans doute du plus vieux temple encore debout à Vientiane. La particularité de ce temple est que les murs intérieurs du cloître sont criblés de petites niches, qui contiennent plus de 2000 bouddhas en argent et en céramique. Devant les niches se trouvent de grands Bouddhas. La plupart de ses statues sont datées entre les XVe et XIXe siècles.

Maintenant que votre journée a été bien remplie, il ne me reste plus qu'à vous souhaitez une bonne soirée ; et si vous avez encore de l'énergie profiter du clair de lune pour aller dîner dans l'une des nombreuses petites échoppes ambulantes au bord du Mékong.

Soie en Provenance du Laos marché de Ventiane 2005

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Conclusion :

En résumé le Laos est le pays le plus calme et le plus agréable que j'ai visité. Rapidement on est-envahit par sa subtile douceur, un peu comme le parfum des jasmins. Ce pays des rizières, vous donne l'impression que le temps est infini et les habitants sont très accueillants. Au Laos on se pose et on prend enfin le temps de faire les choses. Et puis vous aurez sûrement l'occasion de rencontrer de nombreux Français expatriés et même des Laotiens qui parlent le français.

Pour ce qui est des inconvénients, les bus et toujours les bus, mais bon quand on veut voyager à moindre frais c'est un sacrifice qu'il faut accepter et surtout on y fait de super rencontres. Enfin une dernière chose vous êtes dans un pays rural et forestier donc forcément nos amis les insectes sont aux rendez-vous. Ne prenez pas tout de suite vos grands airs de guerriers ou de guerrières aguerries. Cohabité avec des blattes dans une chambre d'hôtel au beau milieu de la campagne laotienne, alors que le courant saute en pleine nuit dans toute la ville peut rendre rapidement fous -sans lumière ses très dures de les surveiller alors qu'eux vous voit très bien dans le noir-. Donc n'oubliez jamais de dormir avec une lampe de poche ou une bougie.

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Emily-Jane 16 /05/09 -textes et photos protégées par les lois sur la propriété intellectuelle-

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14 mai 2009

Le sarong

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Le sarong et le pantalon

Un sarong c'est quoi ? Le sarong est une pièce de tissu rectangulaire d'au moins un mètre de large dont on a cousu ensemble les deux petits côtés de façon à former un étui cylindrique.

Avant tout c'est un vêtement ample et léger qui est porté par les hommes et les femmes dans toute l'Asie de l'est. Pour ma part j'ai découvert cet habit simple et pratique au Laos ; une laotienne sans sarong c'est un peu comme une américaine sans son jean. Dans ce pays où on recommence depuis quelques temps à tisser de nouveau la soie naturelle, les sarongs peuvent être de véritables oeuvres d'arts. Mais ici mon sujet ne sera pas la soie et son tissage, mais bien le confort en voyage.

Imaginer un pays où pour se déplacer à moindre frais il faut passer son temps dans des bus peu confortable, où il fait une chaleur atroce. Vous me direz tout voyageur avertit doit avoir avec lui le super pantalon de l'aventurier tout terrain avec lequel on transpire moins ! Moi aussi j'y croyais à ses super pantalons, mais vous savez après avoir passé 11H00 dans un bus laotien on révise tous ses jugements.

Je ne saurais vous dire le nombreux d'heures que j'ai passé à transpirer dans des bus sans climatisation, mais ce retrouvé constamment avec des pantalons poisseux et collant -en gros on a la même sensation que si on portait un jean slim- peut devenir très pesant.

Lumière c'est fait alors que j'observais une de mes voisines dans un bus qui était accroupi sur son siège, dans cette position si typique en Asie que nous Européens on a beaucoup de mal à imiter. Je n'aurai jamais pu m'accroupir comme cela avec mon pantalon, mais avec un sarong c'est une toute autres histoire.

Quand je parle de sarong, je ne parle pas de ceux portés pour les grandes occasions, mais du simple tissu en coton qu’on porte dans la vie de tous les jours. Ceux-ci sont le plus souvent avec des motifs imprimés notamment traditionnels et floraux. L’avantage d’un tel vêtement c’est qu’il est très simple à enfiler, on l’attache en le serrant autour de la taille et si on veut on peut rajouter une petite broche pour faire tenir le tout. Côté confort on respire vraiment les filles et les garçons aussi ! De même je pense que le sarong peut être un grand avantage pour les voyageurs débutants qui n’ont pas l’habitude des chaleurs tropicales, vous transpirez moins et vous vous sentirez beaucoup plus à l’aise. Bien sûr le sarong peut servir à bien d’autre chose : couverture, oreiller, paréo, serviette de plage ect…

Concernant les motifs le choix est vaste comme vous pouvez le voir ici j’ai choisi deux sarongs avec des motifs et des couleurs traditionnelles. Enfin pour finir une petite anecdote, sachée qu’avec un sarong vous allez attirer les regards et vous aurez le droit à beaucoup de sourire et d’encouragement…

Emily-Jane 14/05/09- textes et photos protégées par les lois sur la propriété intellectuelle-

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12 mai 2009

Voyage au LAOS 2005

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C'était le LAOS

Quant on me parle du Mékong, mes yeux s’allument et je pense à l’Indochine où Marguerite Duras a connu son premier amour. Ce fleuve est un peu comme une longue romance pour la petite française que je suis.

Maintenant  quant j’y pense il est loin ce mois de juillet 2005 et pourtant j’ai l’impression que mes souvenirs ont gardé intactes les parfums du Laos. Il y a eu cette première prise de contacte avec le pays des rizières en traversant la frontière à l'est de la Thaïlande entre les villes frontalières d'Ubon Ratchathani et Pakxe.

    

Passage de la frontière entre la Thaïlande juillet 2005:

C’était en début d’après-midi après plusieurs heures interminables passée dans un bus au départ de Bangkok, que j’arrivais seule dans la ville frontalière d’Ubon Ratchatani. Quelle surprise quand j'ai vu pour la première fois le Mékong ; un fleuve calme à la couleur indéterminable. Je vois encore les barques des pêcheurs, les jacinthes d’eau et les petits îlots artificiels de sable, c’était étrangement idyllique…

Je suis resté une nuit dans cette ville, le lendemain je devais me lever aux aurores mon bus était à cinq heures du matin. La mâtiné avait été plus difficile que prévu, je me revois encore errant dans la ville à quatre heures du matin ; désespérer de ne pouvoir trouver un taxi qui puisse me mener à la gare routière où m'attendait mon bus. Finalement un conducteur de deux roues c'est proposé de faire la course: imaginé une petite personne d'un mètre soixante, avec un sac de 15 kilos sur le dos qui fait la moitié de sa taille à l'arrière d'un scooteur en piteuse état. Je l'avoue j'avais bien trop peur de rater mon bus pour me préoccuper de ce détail ; aujourd'hui je vous déconseille fortement de tenter un tel exploit, à moins que cela soit vraiment une nécessité- il faut savoir qu'on risque à tout moment de perdre l'équilibre à cause de son sac-.

La traversée de la frontière a été très longue et pénible, même tout c’est bien passé dans l’ensemble il faisait particulièrement chaud ce jour là et le bus qui m’avait amené à la frontière n’avait pas de climatisation ; j’arrivais donc au poste de frontière quelques peu déshydraté et déboussolé. Les bus en Asie réservent souvent ce genre de surprise, mais je préfère ne pas avoir de clim plutôt qu’avoir la clim à fond et être frigorifié. J’ai déjà vécu une telle chose en Malaisie c’était très pénible non seulement j’étais gelé, en plus la clim était bloquée et bien sûr on ne pouvait pas l’arrêter. Finalement je me suis levé à un des arrêts et j’ai récupéré dans mon sac un deuxième pantalon, un gilet, une veste et même des chaussettes. Comme quoi avoir une petite laine sur soit quand on prend le bus peut s’avérée très utile. Enfin pour ce qui est de la déshydratation c’est encore un autre problème, il faut essayer de toujours emporter avec soit une bouteille d’eau ; mais comme je le disais précédemment les bus en Asie réservent des surprises et parfois il ne s’arrête pas pendant plusieurs heures d’affiler, donc pour ce qui ont une petite vessie il vaut mieux éviter de boire trop d’eau.

Les postes de frontières se ressemble tous même au Laos, il faut faire la queue répondre à un questionnaire et refaire encore la queue. Après être passé du côté laotien j'ai pu souffler un peu et regarder de plus près ce que m'offrait ce nouveau pays inconnu. Près du poste de frontière il y avait un petit marché agréable avec beaucoup de fruit des ramboutans, des pomelos, des durians et quelques jeunes enfants qui me criaient des « hello » et « I love You » en s'esclaffant. Mais pas un seul voyageur à la ronde, ce qui m'a plutôt rassuré loin des foules on prend le temps d'écouter ce qui nous entoure.. Finalement j’ai pris la décision d’aller chercher un bus pour la ville de Pakxe. Personne ne parlait l’anglais, mais en leur indiquant ma destination on m’a finalement mené jusqu’à un de ses bus si typique en Asie de l’est, ils ressemblent tous à des camions rafistolés mais aucunement à un bus. Près des bus il y avait des taxis qui étaient sans doute d’ancien véhicule de l’époque coloniale, peut être des marques françaises j’aurai du mal à vous dire.

Le bus était pire qu’une boîte de sardine nous étions vraiment les uns sur les autres. J’ai eu d’agréable conversations avec les passagers même si on avait beaucoup de mal à se comprendre, les sourires et les gestes ont fait le reste. Beaucoup étaient intrigués par ma montre de l’époque qui avait des chiffres romains, la majorité des montres au Laos sont en chiffre arabe. Enfin quand j’ai quitté tout ce petit monde pour regarder par la fenêtre j’ai vu les rizières avec les buffles et les hérons, c’était une image très simple et  douce à la fois c’était le Laos.

Emily-Jane 12/05/09- textes et photos protégées par les lois sur la propriété intellectuelle-

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10 mai 2009

Introduction au voyage...

Emily-Jane travel book

Quand on me pose la question pourquoi je voyage seule, je parle souvent de ma volonté d’indépendance et de la beauté du monde et des cultures ; mais j’oublie une chose essentielle un voyage ne s’apprécie jamais mieux seul. A peine a ton prononcé le mot seul que déjà la moitié de l’auditoire vous fixe comme si vous étiez la personne la plus égoïste qui soit ; la vérité c’est qu’on est jamais seul en voyage le plus souvent on à l’occasion de faire une partie du chemin avec d’autres voyageurs mais surtout de rencontrer et d’échanger avec les habitants ce qui est vraiment unique en soit.

Maintenant que je vous ai présenté mon point de vue je ne vais pas m'attarder sur ma biographie, disons que je préfère garder une certaine discrétion. On verra bien où ce chemin me mène.

En quelques mots je suis Emily une jeune citoyenne du monde né en France et qui débute tout juste sa carrière en archéologie. C'est depuis l'enfance que mon besoin d'horizon lointain était présent et lié surtout à ma passion pour la nature et les cultures. J'ai toujours vu la diversité comme la plus belle chose qui soit en ce monde.

C'est en 2003 que j'ai fait le grand saut, je suis parti pour un mois en Equateur où j'ai eu l'occasion de découvrir la forêt Amazonienne dans tous les sens du terme. Un tel baptême ne peut s'oublier et bien sûr il a comporté sa part de difficultés.

Depuis 2003 les voyages se sont enchaînés et même si je connais le nombre de pays que j'ai visité, je refuse de donner le chiffre exact. Pourquoi ? Je considère que un voyage, un pays, une culture ne se limite pas à des chiffres ni à exploit... c'est plutôt une grande histoire d'amour et de liberté.

Concernant la préparation, la mise en place de mes voyages : je prépare un an à l'avance mon départ prenant le plus de renseignement possible sur le pays. Le plus simple pour débuter reste bien sûr l'achat d'un bon guide et la visite de nombreux forums de voyages.

Enfin pour terminer j'ai fait le choix de parler de mes voyages sans respecter un ordre chronologique, je préfère laisser parler mes envies, mes souvenirs et mes conseils accompagnés d'anecdotes- dans la mesure du possible. Un certain nombre de cliché accompagnerons mes mots, ceci n'ont pas été retouchés je préfère vous montrez la réalité à l'état brut il a bien trop de photographe et de magazine qui donne de faux aperçut du monde et même de ses couleurs...

Emily-Jane 8/05/09 -textes et photos protégées par les lois sur la propriété intellectuelle-

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